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Nous voici une année plus loin encore.

2012.

Comme ça, au premier regard elle a l’air un peu grise.

Mais peut-être que finalement ….

Comment sera-t-elle? Avec tous les amis, dont certains sont restés silencieux ces derniers temps…

Avec plus de temps, moins de vitesse, plus de lectures, de livres?

Avec un monde qui change, où peur et espoir luttent pour la première place?

Si j’ose exprimer un seul voeu, ce sera celui de la défaite des extrêmes et extrémistes, en politique, en religion et aux affaires.

En attendant continuons à jouer…

Voici la petite histoire que je publiai sur un autre blog, à l’occasion de la nouvelle année :  Bear’s first new year.

Saint Nicolas

Saint Nicolas trône chez moi sur l’intérieur de la porte des WC dans le sud de la France

Toute l’année. Aussi en été quand il fait chaud à mourir et que nous passons les soirées au jardin . C’est un dessin à la craie que je pondais vite fait, voici 6 ans juste avant le 5 décembre, sur du Venilia genre tableau noir. Puisque je ne l’ai pas “fixé”, le bon Saint a tendance à s’effacer d’année en année. Le vieil homme avance dans une averse de neige nocturne, avec le Grand Livre sous le bras. Autour est mentionnée en français l’essence de la légende Néerlandaise du Sinterklaas . Tout invité qui passe quelque moment chez nous sur le trône est ensuite au courant de l’essentiel sur “Saint Nicolas”.

Saint Nicolas in het nederlands.

Berlin, mars 1991

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Voici la réédition d’une histoire que je publiai le 08 Novembre 2009 sur un de mes autres blogs où je croisais alors Vancouver, Ben, Pol, Anne, Bellelurette, Grain de Sel et Tonymaj.  C’est à ce dernier que je pense très fort ses dernières semaines.

 

Depuis plus de 20 ans je me rends une ou deux fois par an à Berlin.

Un an après la disparition du Mur, nous dînions chez Ella, une amie qui habitait depuis toujours Berlin Est. Lire la suite »

Rôchat is te dik

Pour les néerlandophones des nouvelles de notre chat : Rôchat is te dik.

Bear’s snapshots album

Non pas pour justifier le silence sur ce blog, mais pour donner de mes nouvelles à la francophonie, voici le lien vers une collection de photos qui raconte l’histoire d’un petit Nounours.

Bear’s snapshots album.

Ce drôle de Nounours me fut récemment offert pour mes 55 ans par mon frère qui le trouva dans un magasin de troc. Depuis cette pluche très attachant est devenu un personnage, dont les histoires se racontent à travers les photos que je réalise de lui, quasiment au quotidien.

Les textes qui accompagnent chaque cliché sont rédigés dans un anglais simple, permettant aux internautes du monde entier de suivre les aventures de “bear”.

Bear est en train de devenir une petite vedette du web. De nombreux fans suivent les publications de ses « snapshots », publiés au jour le jour, via Twitter et le réseau Instagram.  Or au départ ses histoires s’adressent à nos petits enfants qui connaissent Bear personnellement.

Vous pourrez également faire la connaissance de bear à travers son blog : www.daiybear.wordpress.com , où sont publiées au fur et à mesure les petites histoires.

Le Canard

En vacances au Plat Pays, nous rencontrâmes au cours d’une ballade un canard peu farouche, jouant le mannequin sans gène ni complexes lorsque nous nous sommes mis à le mitrailler avec nos appareils photographiques. Il nous frôlait de ses plumes à la recherche d’une friandise, que nous n’avions malheureusement point apporté.

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Mes lectures du Dimanche petit-matin sur le web, m’ont amené vers une triste nouvelle, avec 3 jours de retard.
[Le Coucou de Claviers], qui nous rappelait que “La démocratie est aussi notre affaire” et que j’avais découvert chez [sète'ici] est parti. Comme ça.
Bloggeur de proximité, jamais rencontré, que je lisais lors de mes trajets en bus.
Lectures complices et aussi touchantes, lorsqu’il évoquait sa mère et la maladie avec pudeur.
Comme pour Juju, ses rébus du dimanche restaient des mystères obscurs pour moi.
Quand un bloggeur s’en va, il me vient toujours cette pensée étrange, que peut-être un jours il nous adressera des posts depuis l’UWW…

Verre l’essentiel

Un jour il y a pas si long temps, j’ai rencontré Gwendoline et Philippa.  

Deux jeunes  femmes  très sympathiques, pour qui le verre est devenu le composant essentiel de la vie. Ensemble elles ont crée l’atelier VERRE L’ESSENTIEL.

Pour se rendre compte de quoi sont capables ces deux jeunes compagnons, maitres verriers,  il suffit d’aller à leur rencontre dans l’atelier – boutique, installé  à Hyères tout au  Sud de la France dans le Var. Lire la suite »

 

Début septembre 2004  je remontais vers le « Plat Pays », là-haut dans le Nord. Pour voir les uns et autres et ne pas dériver trop loin de mes souvenirs de plus en plus couleur sépia. Au programme une visite dans le sud ouest où mon petit frère magicien vit dans une maison comme un bateau et s’amuse encore plus que moi avec des images. Entre temps je reçus une nouvelle heureuse. Un petit fils était venu agrandir notre famille recomposée.

Au bord de l’eau dans le Sud-ouest, là-haut au « Plat Pays », il n’était point question de se promener sur les digues. Il pleuvait des cordes. Comme toujours.

Pour passer le temps bien au chaud dans la maison-bateau sans s’ennuyer, nous partions dehors dès que la pluie cessait, caméra au poing, en compagnie de deux peluches, un bateau-jouet en plastic d’autrefois et de l’imagination.

Découvrez l’histoire de Monsieur Dodu et Petit Lapin en cliquant ici

Rouge-gorge

[Nederlands]

Des Chats et des Oiseaux, jamais sans risque

La journée s’annonçait belle malgré les nouvelles sombres sur la centrale nucléaire au Japon. Dans mon jardin il y avait le beau temps et le printemps. Notre chat était également de cet avis et déposait généreusement le rouge-gorge mort sur le paillasson de la cuisine, à coté du pot de « cœurs de Marie ». A cet instant j’aurais pu tuer ce chat qui un jour était arrivé de nulle part. Toute fois : était-il vraiment le coupable ?

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Nous avions un rouge gorge dans notre jardin. D’après nous, depuis des années. Je le voyais avec plaisir installé sur une des branches du sapin argenté. Surtout en hiver. Parfois je songeais à l’étendue de son territoire. Jusqu’à quel jardin ? Chez quels voisins? Il avait l’air malin et rapide. Je ne me tracassais pas pour lui.

Ce matin je l’ai découvert mort sur notre paillasson de cuisine. Apparemment intact mais avec les petites pattes raides et les yeux fermement clos. Un petit cadeau de notre gros matou de passage puis resté ? Qui nous considère comme les maitres de sa maison et qui rend le jardin dangereux pour tout être à plumes ?

 

Une fois nous lui avons -accidentellement- défoncé le crane.

C’était au début, lorsque nous nous observions encore de loin. Sauf quand il y avait de quoi se régaler. Nous veillions à distance et attendris sur le patapouf vagabond qui nous mangeait de plus en plus dans la main et qui venait se frotter contre nos jambes. Un beau jour il sauta sur nos genoux et lécha nos mains et bras. Bien que nous soyons de grands connaisseurs en matière de chat, nous n’avions encore jamais vécu une chose pareille et étions définitivement perdus. D’autant plus que Rôchat préférait vivre dehors, sauf par grand froid. Donc pas de litière et peu de problèmes de poils.

Au début de notre période de rapprochement, les tourterelles n’avaient pas encore tout  à fait pigé qu’un intrus rendait le jardin moins sûr. Par mesure anticipatrice nous avions cessé de partager notre petit déjeuner avec elles. Trop risqué avec Rôchat en position de rampeur à plat ventre en embuscade entre les pots de fleurs. Mais les Tourterelles s’étaient habituées à nous depuis bien des années et les enfants de leurs enfants idem.

 

Elles revenaient quand même, pour voir s’il n’y avait rien à picorer.

Ainsi arriva inéluctablement le jour du drame. Nous prenions le café dans le jardin. Tout à coup je voyais passer Rôchat à fond la caisse, tenant dans sa gueule la tourterelle femelle. Un cri m’échappait. Le pourchasser et l’attraper par la peau du cou s’avérait mission impossible. Un chat de 8 kilo peut faire des choses bizarres quand tu ne lui plais pas.

Mon compagnon totalement retourné par mon cri et détresse, accourut lourdement armé. Il agitait dangereusement le gros balai dru, frisant quasiment le chat qui grognait et se mettait à courir. Avec ruse le héro du balai coupait la route à la bête féroce, lequel faisait demi-tour avec l’intention très évidente de se propulser dans les buissons. Bizarrement il changea d’idée au dernier moment et s’arrêta net avec à nouveau un lourd grognement. A ce moment précis le balai dru traversait l’espace. Le geste était prévu d’être une diversion. Le balai devrait frapper le sol pour effrayer le chat. Rien n’en fut. L’arme lourde s’abattait en plein sur le crâne.

 La tourterelle voletait soulagée dans un arbre pour y lisser ses plumes. Le chat s’écartait avec un cri affreux et s’exila via la haie dans le jardin voisin. Le héro du balai apparut de derrière le buisson, totalement retourné. « Je crois que je l’ai touché un peu fort… sur la tête. Maintenant il va peut-être mourir ».

Le reste de notre après-midi nous furent fort occupés, cherchant et appelant. Moi –avec ma grande expérience des chats- expliquais qu’en général les chats malades ou mourants se cachent. Puis c’était un chat vagabond. Il nous connaissait à peine,…etc…etc… Au fur et à mesure que l’après-midi avançait, mon compagnon était de plus en plus triste. Il avait fini par l’aimer ce con de chat. Que notre nouvel ami bouffait nos petites copines les tourterelles jetait la consternation, mais qu’il ait peut-être frappé le chasseur mortellement, était insupportable.

A dix heures du soir, je refaisais un tour dans le jardin. Une jolie lune rayonnait dans le ciel étoilé et dans la lumière pale j’aperçus d’un coup une bête sombre entrant au jardin en titubant. Rôchat ! A Cinq mètres il se coucha. Doucement je tentais de m’approcher de lui, mais à chaque fois il recula d’autant de pas.

Nous nous sommes alors assis sur le caillebotis devant la porte de la cuisine, avec une coupelle de lait et appelions tour à tour doucement. Rôchat se mouvait comme s’il était sou, ou presque mort. Compagnon était au désespoir. Enfin après plus d’une heure le chat était à deux mètres, la coupelle de lait sous son nez et commençait prudemment à laper.

Ce n’est qu’après que nous avons pu le ramasser. Il avait une énorme entaille sur la tête. Au milieu, entre les oreilles. Pendant une semaine nous l’avons ensuite soigné. Il laissait tout faire et passait son temps écrasé sur un coussin dans la serre. Depuis il est définitivement chez lui dans la maison et dans le jardin et nous suit au quotidien comme un petit chien. Il ne touche plus jamais aux tourterelles car il a appris que cela donne une grosse migraine.

Et pourtant nous avons découvert notre Rouge-gorge mort sur le paillasson de la cuisine ce matin. Rôchat ? Ou PetitChat, l’autre minou de passage tout mignon, qui partage depuis des mois les repas de Rôchat et qui dort dans la serre…

Six-Fours le 26 mars 2011

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